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*Catholiques, nous avons une vision
de la sexualité basée sur la bi-polarité homme-femme
telle qu'elle est voulue par le Créateur. Les personnes affectées
de tendances homosexuelles n'ont pas à être jugées avec mépris
et leur dignité égale doit être reconnue. Mais l'activité homosexuelle
volontaire est un désordre grave qui ne peut de soi apporter
aucun bien réel aux personnes concernées ni à la société. Au
contraire. Nos frères homosexuels le savent bien.
Cette loi facilitant l'installation dans un désordre déshumanisant nous apparaît
comme néfaste aux personnes et à la société.
*Religieux, nous
sommes habitués à une
vie fraternelle communautaire que nous connaissons bien. Elle est difficile
et appelle sans cesse au renoncement de soi pour se donner à l'autre dans
l'accueil, l'écoute, le pardon. La relation homosexuelle, basée sur le
plaisir pour soi, donnant une grande place aux sentiments avec leur variabilité,
n'excluant certes pas générosité et affection, ne va pas dans ce sens.
Nous savons quels efforts nous devons faire pour persévérer des années durant
dans une vie commune empreinte de respect de l'autre et d'oblativité... et
nous n'y parvenons qu'avec une ascèse et avec l'aide de la grâce de Dieu.
Les unions homosexuelles, fondées sur des réalités somme toutes éphémères,
sont rarement durables; elles le sont bien moins encore que les unions matrimoniales,
elles-mêmes actuellement fort mal en point.
Cette loi, avec possibilité de répudiation, va faciliter l'inconstance et
déstabiliser un peu plus notre société. On pouvait très bien trouver des solutions
réglementaires ou des dispositions législatives relevant du "droit des
biens" pour les personnes vivant de fait en concubinage hétérosexuel ou
homosexuel. *Prêtres, nous connaissons la
souffrance des personnes conscientes d'être habitées par une tendance homosexuelle
et luttant courageusement pour ne pas aboutir à des actes mauvais pour eux
et pour le prochain.
Nous pensons qu'il faut aider tout être humain à renforcer sa liberté pour
grandir en dignité. Cette loi facilitera malheureusement un état d'esclavage
et d'avilissement qui n'engendre que tristesse et dégoût de soi. Les confidences
reçues nous en convainquent facilement, hélas.
Remarques :
1. Le PACS propose une alternative au mariage, les obligations en moins.
En particulier, avec la reconnaissance d'un processus de répudiation,
au détriment
des plus faibles, nous sommes en régression et signons officiellement
une volonté de décadence sociale.
2. Cette loi montre le désarroi de la
majorité de nos hommes politiques :
empêtrés dans le "politiquement correct", la proximité des groupes de
pression et une ambition pour laquelle le plus grand malheur serait
de ne pas être
réélus, ils ne savent que penser et, s'ils "pensent" dans le sens du
bien, ils donnent l'impression de n'avoir pas le courage de défendre
leurs convictions.
3. Ainsi, ils s'installent dans la contradiction
et y plongent davantage le pays : d'un côté, devant l'amoindrissement
du sens civique et la croissance de la violence, ils nous appellent à exercer
nos responsabilités dans le développement
de relations sociales denses et régulées, de l'autre ils affaiblissent
la famille, support fondamental de la cohésion sociale, par la création
d'institutions alternatives.
4. Nous remarquons encore qu'une fois
de plus on nous trompe en commençant
par l'emploi d'un euphémisme. Sachant qu'une majorité de français
avaient en horreur l'avortement, on avait parlé d'"interruption volontaire
de grossesse".
Ici et maintenant, on introduit la "solidarité", notion que chacun
appelle de ses voeux, pour nous faire passer une réalité qui contient
peu de solidarité et
ne fera qu'en ôter à notre vie sociale.
Conclusion :
Nous regrettons l'attitude d'un
grand nombre de nos députés et de nos sénateurs.
Dans une atmosphère de rejet de Dieu et simplement de toute Loi naturelle,
où l'on repousse toute possibilité de fondements objectifs auxquels
il faudrait se soumettre, ne nous étonnons pas d'aller de dérive en
dérive transformant
notre soci été en un véritable "radeau de La Méduse".
Nous avons été heureux
d'entendre se lever la voix de 20.000 maires de France suivant
le bon sens et leur conscience. Nous leur rendons hommage. Mais nous
sommes tristes de constater que cette voix a été étouffée par ceux à qui
nous confions la mission de l égiférer.
Consacrés au Christ-Roi, nous
prions souvent pour la France et ses gouvernants dont le rôle n'est
certes pas facile. Avec joie, nous poursuivons notre mission d'éclairer
les intelligences et les consciences à la lumière de l'enseignement
du Christ et du Magistère de son Eglise. Cherchant à nous enraciner
en Dieu, nous désirons être toujours ouverts, grâce à Lui, à toute
détresse, aux "exclus" de
toute sorte et aux hommes de bonne volonté rêvant d'une vraie civilisation,
une civilisation où l'homme est premier, une civilisation de l'amour.
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